C’EST QUOI CA? -4. LES SANDALES EN MAMMOUTH

Pour commencer, j’aimerai dédier ce post à mes deux amies aventurières que rien n’effraie et qui sont à l’origine de ce Nième passionnant article dédié aux déviances stylistiques.

Se promenant dans les rues chics de New York (nos aventurières sont des femmes dont l’esprit de sacrifice ne connaît aucune limite), elles sont tombées en arrêt devant ceci:

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Qu’est-ce me direz vous? Et bien après enquête, il semble qu’à Soho, la femme (j’ai compris que cet objet était destiné à la gent féminine) a froid au peton. On sait que dans la mode, le temps (et donc l’évolution) est une notion toute relative: le retour au style des années 50-60 ne pouvait pas rester lettre morte pour les plus créatifs. Or, comme souvent, c’est dans l’excès que l’on cherche à se démarquer. La new-yorkaise trendy porte donc des pantoufles dignes des femmes cro-magnon, sans en arborer la démarche ni le système pileux. Pratique.

Confirmation chez Gucci quelques jours plus tard (nos aventurières n’ont vraiment peur de rien):

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Ainsi donc, on l’aura compris, le must have automne/hiver 2015-2016 sera chaud (enfin surtout devant parce que notre talon peut aller voir ailleurs niveau chaleur).

Ces chaussures en fourrures sont utiles pour:

  • Faire un pieds de nez à tous vos amis écolos;
  • Vous emmêler les orteils dans de longs poils (sales);
  • Passer la serpillière dans votre luxueux loft hors de prix (lorsque votre femme de ménage sud américaine vient de se faire gauler par l’administration parce qu’elle n’était pas en règle);
  • Caresser de manière érotique le mollet de votre partenaire lors d’un dîner romantique et lui faire la peur de sa vie;
  • Les utiliser comme base pour un déguisement de Chewbacca (croyez le ou non je l’ai écrit juste du premier coup!).

ATTENTION: ces « chaussures » ne sont pas très pratiques pour marcher, si vous marchez sur vos propres poils (sic) gare aux gamelles !

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VOGUE – NOVEMBRE

La semaine passée, Monsieur et moi avons passé de merveilleuses vacances à Paris. Je voulais en faire un article mais au vu des événements récents, je préfère décaler mon compte-rendu pour parler de tout autre chose.

VOGUE – Novembre N° 962

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Je précise le numéro parce que comme je ne lis ce genre de magasine qu’en vacances (en Suisse ça coûte encore deux bras au lieu d’un), je ne peux prétendre que ma critique concerne le magasine en général. Voilà pour l’honnêteté intellectuelle.

Non mais bon

Pub, pub, pub, Cara, Kendall, Cara, Kendall. Allégé de ses réclames, la magasine Vogue ne pèse pas bien lourd. Je suis surprise de constater une chose à laquelle je n’avais jamais été attentive: Vogue Paris est mémère!!! Allier du Prada à du Dior, du Chanel à du Vuitton, quelle audace! Les articles de mode ne sont qu’un condensé d’évidences que n’importe quel adepte de l’Avenue Montaigne pourrait tenter. Aucune inspiration, aucun goût, tout est lisse. C’est facile de mettre trois vêtements hors de prix à un petit squelette boudeur et de dire « ça c’est la mode ». En plus le squelette boudeur a un visage d’une laideur sans pareille – on imagine qu’ils ont sauté le maquillage – les cheveux tellement sales et mousseux qu’on en vient à se demander si le vrai luxe c’est pas une bonne douche et un petit verre de blanc (pour le teint).

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Ne nous fait-elle pas rêver?

Le portrait de la semaine est consacré à Anne Berest, une fille qui porte du Chanel avec du Chanel et qui, exceptionnellement, sait porter une autre marque hors de prix.

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Est-ce qu’avec au moins 931 numéros à son actif, Vogue Paris n’arrive pas à prendre un peu de hauteur pour nous proposer quelque chose de vaguement innovant: d’autres marques que la dizaine à laquelle elle paraît se cantonner ou une explication sur comment mettre en valeur une magnifique tenue dont ils vantent les mérites, sans porter du Dior des pieds à la tête?

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Le joli modèle porte une montre Chanel, une robe Chanel et des chaussures Chanel – du même modèle que celui que porte notre amie Anne Berest

Les articles…

… ne sont vraiment pas bien longs, une demi-page pour l’essentiel, une grand maximum. A croire que la « consommatrice » de Vogue ne lit que contrainte et forcée – si elle sait lire! Quant au contenu de ces demi-pages, il est à proprement parler sidérant tant il est vide. Un bon exemple vaut mieux que mille palabres, article sur Grace Jones:

« (…) elle n’a pas oublié d’adresser dans son bouquin des piqures sévères à celles qu’elle rebaptise ses « suiveuses », les Miley Cyrus, Rihanna, Madonna ou Nicky Minaj. (…) Parfois la pique se fait plus précise: « J’ai refusé de bosser avec Lady Gaga, pas tant parce que je n’aimais pas ce qu’elle faisait, juste parce qu’elle ne m’inspirait pas ». Mais au-delà des reproches à l’une ou l’autre, c’est la pop musique elle même que Jones remet en cause (…).

Mais stop aux citations bashing ».

Oh oui pitié, c’est si méchant. Quand on entend parler de la concurrence qui règne en maître au sein de rédactions de magasines comme Vogue et de la méchanceté de la branche en général, on se dit qu’on nous prend vraiment pour des poires.

Quand Vogue se moque méchamment

Quand Vogue ne trouve pas quelque chose « extraôôrdinaire » de génie, il peut être bien méchant gratuitement – mais attention, pas contre n’importe qui. Ainsi dans un article consacré à Amy Schumer, humoriste américaine, le « journaliste » Olivier Nicklaus note tout en délicatesse:

« Il faut dire que physiquement, Amy Schumer est quelque part entre une Mariah Carey au sortir d’une KFC party et une Miss Piggy avant thalasso ».

Si la comparaison peut prêter à sourire il n’en demeure pas moins qu’Amy Schumer n’est pas obèse, ni ne présente de surpoids qui serait dangereux pour sa santé. Les photos de Vogue ne sont en tout les cas pas très impressionnantes.

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Je comprends que Vogue s’étonne du fait qu’une personne dont le physique ne correspond pas aux canons d’Hollywood s’en sorte si bien, cependant, il y a l’art et la manière. Parce qu’elle est un peu ronde, on se permet de comparer Amy Schumer à Peggy la cochonne. Violent tout de même. Alors je me demande: est-ce que l’on se permettrait pareille vacherie face à une femme plus mince mais pas forcément plus belle? Parce que la subjective beauté de ses traits, M. Nicklaus ne s’y arrête pas, même pas pour nous dire qu’elle serait moche. Serait-ce parce que tout ce qui compte pour Vogue Paris c’est le poids? En feuilletant plus attentivement le magasine, je constate que même dans les events relayés, les femmes sont toutes bien minces (et si vraiment on cherche il y en a bien une vaguement plus ronde mais encore – oh, Amy Schumer… et allez, Nicky Minaj). Ridée et décoiffée par contre on a le droit de l’être.

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Voici la fameuse personne à mi-chemin entre Mariah Carey en mode obèse et miss Peggy…

Ainsi…

Voici donc comment la grand-messe de la mode voit les femmes. Riches vous pouvez l’être et surtout achetez (mais faites les bonnes associations, Dior et Dior par exemple) et, quoi qu’il en soit, ne vous avisez pas d’être ronde surtout si vous êtes drôle, on en viendrait presque à vous insulter!

C’EST QUOI CA? – 3. LES BOTTES EN SIMILICUIR BLANCHES

Encore un article gratuit sur un produit mode qui ne me plaît pas… Les plus grandes marques en proposent et pourtant: je déteste les bottes blanches et en particulier, les bottes blanches en similicuir.

Les bottes blanches sont à la cuisse ce que la ficelle est au filet-mignon: elles mettent en valeur la chair pour rendre le tout appétissant. Le blanc a l’effet inverse du noir: il grossit. La moindre tâche donne l’impression qu’on vient de se rouler, tel un petit goret, dans la boue la plus proche.

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Si certaines bottes blanches peuvent être jolies (mais jamais amincir on l’aura compris), le similicuir est le petit détail en plus qui fait d’un accessoire risqué en lui-même un désastre. Porter des bottes en similicuir blanches est proche du suicide social, c’est un auto-sabotage dans les règles. Il fait de nous un mélange entre entre un spationaute et une prostituée bon marché, sauf qu’on a pas les diplômes pour prétendre participer à la conquête de l’espace. Le blanc du similicuir brille tellement qu’il peut causer la cécité.. ce qui est le mieux de ce qui pourrait nous arriver. Épileptiques, abstenez-vous!

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