JURASSIC WORLD

Hé oui, on peut être superficiel de manière variée: aimer les vêtements et les chaussures et également donner dans le blockbuster pour homme.

Synopsis

On sait (comment l’ignorer?) que certains avaient bien envie de construire un magnifique parc à thème rempli de reptiles dégueulasses, énormes et dangereux. Dans cet opus, le rêve (hahaha) est devenu réalité: Jurassic World existe depuis quelques temps et, pour conserver l’intérêt d’un public blasé (parce que voir des dino c’est tellement has been), des laboratoires travaillent à la création d’espèces nouvelles, en particulier, d’espèces pas gentilles. Voilà-t-il pas que de leur imagination débordante, les petits « scientifiques » de Jurassic World ont sorti une bête ignoble +++ à côté de laquelle le T-Rex fait figure de Poney.

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On espère que son haleine ne sent pas trop le chacal

Deux gosses un peu tristounes se retrouvent dans le parc pour rejoindre leur tante, responsable de l’endroit et qui a oublié que les animaux, même à sang froid, ont un cœur (parfois, le film fait un peu dans le pathos). Elle doit faire appel au beau gosse de service (qui s’hydrate en montrant discrètement le logo Coca-Cola) pour tout d’abord expertiser l’enclos de la bête qui fera l’objet de biens des frayeurs, puis pour l’immobiliser et enfin, en désespoir de cause, pour la buter (notons au passage que ce n’est pas parce qu’elle a un cœur que les responsables du parc veulent l’épargner mais bien parce que sa conception même leur a coûté un bras qu’ils se feront de toute manière dévorer par la suite).

Critique

On ne se retrouve pas à regarder un Jurassic Parc pour réfléchir au sens de la vie. C’est du spectacle, du spectacle à tout prix, peu importe les (nombreuses) invraisemblances. Le film remplit largement son contrat. Il est bien emmené (quoi qu’un peu longuet au début) et nous fait marrer (mais je ne sais toujours pas si c’est bien le but). Les effets spéciaux sont excellents et on profite vraiment de ce moment de détente.

J’ai apprécié le rôle de la fille qui s’avère plus maline et débrouillarde qu’elle n’en avait l’air au premier abord. Loin de la potiche inutile que l’on attend (et qui court en talons pendant deux heures).

En gros: une réussite même pour ceux qui pouvaient craindre que l’intérêt tarisse pour ce quatrième volet. Les filles, si vous devez absolument accompagner Jules au cinéma, je pense que ce film ne sera pas trop difficile à subir.

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VICE VERSA – UNE REUSSITE COMPLETE

Avec Monsieur nous sommes allés voir le dernier né de Disney-Pixar, Vice Versa.

Riley a 11 ans. A cet âge où l’on vit quelques perturbations, sa famille déménage dans une maison plutôt glauque de San Fransisco. Autant dire que c’est le gros désordre dans sa tête et parmi ses émotions: Joie, Tristesse, Colère, Dédain et Peur. En effet, chez elle, la Joie régit tout son monde en cheffe incontestée, empêchant en particulier Tristesse de jouer son rôle.

Après son arrivée dans sa nouvelle classe,  Riley est très perturbée. Tristesse et Joie se retrouvent expulsées loin du centre de contrôle. Elles vont vivre une aventure extraordinaire qui mènera Riley aux portes de l’adolescence.

Drôle et bien doublé (le choix des voix française: Charlotte Le Bon, Marilou Berry, Pierre Niney, Gilles Lelouche, Mélanie Laurent est excellent), le dernier Pixar se révèle plein de sensibilité, de sens et d’humour. On accompagne avec émotion Riley dont le monde s’effondre avec son entrée dans l’adolescence. L’ami imaginaire dont il faut se séparer, le rôle important de la tristesse dans la vie, les sentiments qui évoluent avec l’âge et la conclusion qui s’impose: un souvenir évoque souvent une quantité impressionnante de ressentis, le film aura beaucoup d’enseignements. Un dessin animé à plusieurs lectures qui permet aux parents d’avoir autant – si ce n’est plus – de plaisir que les enfants!

Un film magnifique que je vous conseille.

SHAUN LE MOUTON, LE FILM

Hier après-midi, nous sommes allés voir Shaun le mouton, le film. Petit instant de malaise passé (nous sommes les seuls sans enfants…),  nous avons passé (enfin j’ai passé) un très bon moment!

Shaun-le-mouton

Les studios Aardman sont passés maîtres dans l’art du capture motion. Bercée depuis mon plus jeune âge par Wallace et Gromit (merci la Lanterne magique), les personnages en pâtes à modeler évoquent en moi une infinie tendresse. Les détails des personnages et des décors sont autant de petits chefs-d’œuvre. Pour une fois, on a pas envie de se rouler par terre de douleur à la perspective de lâcher 20 francs pour une place de cinéma. Penser que cent personnes ont travaillé des mois durant pour sortir ce film, ça aide à faire passer la pilule.

Shaun, le petit mouton qui ne fait rien que se lever le matin, se faire tondre (parfois) et aller se coucher trouve quand même que sa vie est bien casse-pieds et il se prendrait bien un jour de repos (c’est une petite nature). Il décide avec ses copains de faire dormir le fermier qui, suite à certaines maladresses, se retrouve amnésique dans la grande ville. Shaun et ses amis vont tout faire pour le retrouver.

Une jolie histoire, de l’humour, ce film c’est une bouffée d’oxygène au milieu de tous les films d’animation qui sortent chaque année. Car si l’image de synthèse est de plus en plus maitrisée, on doit admettre qu’elle manque un peu d’âme et de douceur.

L’humour qui fait la particularité de Wallace et Gromit ou Chicken Run est au rendez-vous. L’absence totale de dialogue frappe toutefois et on est un peu gêné de ne pas comprendre ce que disent les humains. On s’y fait et le ton suggère assez clairement la teneur des propos. Les personnages en pâtes à modeler sont très expressifs au final. Les rebondissements se succèdent à un bon rythme et sans aucune prévisibilité.

Je me demande toutefois si les plus jeunes peuvent bien appréhender ces aventures car, même si l’histoire est gentille et sans aucune violence, l’humour me paraît plutôt s’adresser à un public relativement mature.

En définitive, je vous conseille vivement ce film, que j’ai beaucoup apprécié!